Ce blog a pour ambition de faire découvrir à mes compatriotes, et autres, le Bocage Virois, et ses environs dans un rayon de 100 km environ, qui recèle des petites merveilles de campagne nichées
au coeur des bocages : forêts profondes, animaux sauvages, vieilles fermes fortifiées moyen âgeuses, petits châteaux des X° XI° ou XII° siècles, bourgs de caractère, chemins couverts,
vallées secrètes, ruisseaux cachés et mille autres merveilles, qui ne se découvrent qu'à pied, ou, moins bien, à VTT, mais à tous coups sans moteur...
Je suis arrivé ici en 1986, par hasard, et je suis tombé amoureux du Bocage
pour n'en pas repartir...
Voici des images prises en Avril 2005, en ballade avec nos amis Québecois, à Fougères, toute proche vieille ville médiévale.
Autre vue des remparts, les passages permettant de faire le tour, de gagner d'autres quartiers de la ville...
Ci-dessous, deux vues de Vitré, autre petite ville médiévale dans le secteur, avec de beaux exemples d'éléments d'architecture du moyen âge ou de la Renaissance...
Autres vues issues de nos vingt ans dans le Bocage...
Randonnées avec grands et petits, quel que soit le ciel, il ne fait jamais bien froid chez nous, on prend le temps, comme il vient...Ici, poneys, bien appréciés des enfants et des grands, pas de
portage...C'est bon pour les dos de Papas.
A droite, dans l'Est du bocage Virois, se trouvent de beaux châteaux connus, ici Saint Germain de Livet, non loin de Lisieux.
Tout près de Vire, à Villedieu, encore une ville médiévale, le célèbre site des fabricants de Cloches Cornille-Havard encore en activité. On peut visiter... L'idéal est de visiter lors d'une
coulée de bronze, ou lors d'un démoulage, des opérations spectaculaires...
Plus proche de Vire, la forêt de Saint Sever, où on peut découvrir les restes de la motte féodale datant du X° siècle, et ses douves, sur laquelle était construit le premier château défensif en
bois qui défendait les accès à la seigneurie locale.
Non loin de là, les activités de carrière, de taille de pierres sont encore bien présentes et actives, les tailleurs se font la main sur les "baleines" qui envahissent les prés à Saint Michel de
Montjoie, haut lieu médiéval sur le chemin de St Michel, et de Compostelle pour les pélerins venant du Nord. Les baleines (ou "boeufs") sont ces gros blocs de granit venus on ne sait d'où, sans
doute déposés par les grands glaciers (?) des époques glaciaires, qui sont très répandus dans la région de Vire, célèbre pour son granit dit "Bleu de Vire"
Vue des cheminées de Granville à partir de la ville haute, qui surplombe le port. On croirait une armée de soldats de terre, ici aussi...
Une chaumière, dans mon quartier, qui entretient les traditions...
Le fleurissement et les jardins sont tout un art ici, les traditions campagnardes se transmettent encore avec force, chaque petite maison a ses fleurs, son jardin
très bien tenu et fait avec méticulosité, les haies sont régulièrement taillées, au carré, un peu trop parfois...Des poules ou lapins, des moutons sont encore produits dans le clos familial
planté de pommiers pour la production familiale de cidre.
Vire vue des Monts de Vaudry, la "banlieue" à l'Est de Vire
Ci-contre, Vire et ses jardins communaux, des petites merveilles de précision, qui font de Vire la ville rêvée par Marcel Aimé, la ville à la campagne, vraiment...En parcourant son réseau de
"traboules" diraient des Lyonnais, on fait le tour de la vieille ville, par des prés, jardins cachés derrière leurs haies ou vieux murs remontés après la guerre...
Vue de la "tour horloge", à partir de la colline en face des ruines du château médiéval (XI° siècle).
Allons faire un tour à l'Est dans le pays des chaumières et des manoirs...
Revenons dans le Bocage vrai et ses célèbres chemins creux, qui abritaient du vent et des intempéries d'hiver hommes & bêtes dans leurs trajets
Les Vraies Normandes sont des vaches issues de nombreux croisements et patiemment sélectionnées au cours des siècles, elles sont productrices de laits de qualité, riches en caséine et protéines,
permettant de faire de fameux fromages et de nourrir veaux et humains dans d'excellentes conditions. Elles sont aussi productrices de viandes de qualité une fois leur carrière laitière
terminée...
Ci-dessus, pré aux "baleines", ces blocs de granit parsemés dans les paturages, laissés là par les très anciens glaciers; à droite, grands hêtres de nos forêts et bordures de chemins, qui
fournissaient abris aux oiseaux et animaux, nourriture aux sangliers et écureuils et oiseaux, ombre l'été, barrières anti vent l'hiver, bois d'oeuvre, et fagots allume feux par leurs pousses qui
étaient soigneusement élaguées à l'automne. Les fênes donnent une huile comestible en cas de besoin. Ci-dessous à droite, champignons de nos contrées, aux couleurs parfois surprenantes, mais tout
à fait comestibles, et même gastronomiques... Ci-dessous, quand on parle de cathédrale de feuillages... !
Pied
Bleu, et clytocybe améthyste...
L'image de la France tranquille, ses petits villages nichés dans des vallons, les fumées des jardins les matinées d'automne, voilà une vraie rusti-cité, ici pas de
publicités agressives, de feux et dispositifs qui vous imposent des actions et comportements, de
vidéo-surveillance, de quartiers ghetto, la banlieue n'existe que sur la Une du téléviseur, peu regardé, si ce n'est pour la météo du lendemain... Qui est immuable, de toutes façons, la vraie
météo, on la prend sur le champ, pour l'heure qui vient, et encore, souvent dame météo varie ici, le Normand ne sort pas sans son parapluie, son gilet, et une chemise légère, la tenue doit
s'adapter avec facilité aux humeurs changeantes d'éole. Et après celà, on s'étonne en Normandie de la célèbre indécision, p'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non...Quelle belle réserve de traditions
aussi...et d'immobilisme.
Nos chemins sont toujours bordés de haies, qui constituent (encore) le Bocage, paysage typique lié à l'activité d'élevage et de production laitière, en liberté,
dans une agriculture polyvalente traditionnelle, de nombreuses haies ont été et sont encore arrachées par ceux qui écoutent les sirènes du soit disant rendement financier, des cours mondiaux des
céréales, de la productivité... sans penser plus au bel équilibre qu'ils perdent, dans leurs têtes et la nature, toute chamboulée cul par dessus tête. Et leur liberté de choix !
Ci-dessus, une barrière "croisée" typique du Cotentin, au Nord Ouest de Vire, dans la Manche. Et à droite, l'un de nos chemins préférés départ "cheux nous" à pied en direct, pas besoin de
véhicule pour aller au point de départ, nous sommes le point de départ...
Si vous êtes intéressés par une balade dans ma région, voici le mail de Sonia, qui s'occupe de l'antenne locale de l'Office de Tourisme de Vire, elle est charmante... Mail : tourisme.bocage.virois@wanadoo.fr... vous y serez très bien accueillis.
La suite un peu plus tard, les chemins m'attendent, il fait gris et pluvieux, mais qu'importe, la beauté n'attends pas. La nature sera brillante, désertée, les animaux plus accessibles, les
champignons moins rares... Dim 5/10 12H15.
Autre balade, autre castel, ils sont légions. A droite, rouge gorge dans mes rosiers l'hiver. Nous maintenons toujours une casserole de céréales plongées dans de la margarine fondue, puis
refroidie, l'hiver aux temps froids ou de neige, pour nos amis du printemps qui restent fidèlement avec nous. Ils ont de petits nids dans le jardin aussi pours amours de printemps...
Habitants de l'été, fréquents encore par ici, les papillons, si colorés, aux dessins si beaux et si variés, je ne peux m'empêcher des les photographier.
A la fin de l'été commence l'époque des cueillettes. Nous traitons tout de suite ou en différé les fruits (et légumes) que la nature nous offre, ou que nous recevons des parents et proches.
Groseilles, bien sur, mais aussi chataignes, noix, fraises, framboises, myrtilles, petites pommes sauvages aux compotes acidulées délicieuses.
Une grosse partie de ces fruits qui viennent un peu trop tous en même temps est stockée au congélateur, nous les transformons en confitures au coeur de l'hiver, parfums chauds de l'été en plein
mois de Janvier, quel régal...
Les pommes attendent sagement sous leur arbre le passage de la cidreuse, qui les
lave, les broye, en extirpe le jus prêt à stocker dans les fûts ou les moisissures et bactéries font leur office. Il faut bien surveiller les températures, pour soutirer le cidre au bon moment,
avec assez de sucre transformé en alcool, mais pas trop, sinon on obtient du "gros ber", un peu raide et bien alcoolisé, jusqu'à 4 à 5°.
Epilobe en fin d'été, ses graines à dispersion éolienne ont déjà en partie disparu, emportées par les premières bourrasques. Quelle élégance encore...Ci-dessous, une vue que j'adore, coucher de
soleil sur la Dathée. Douceur des couleurs, brumes légères qui rosissent les horizons, quel bel équilibre que cette nature là !
Deux de mes fleurs d'été préférées, par leur simplicité, leurs couleurs profondes, velours pour l'une, flash beauté pour l'autre !
Les randonnées sont parfois faites en petits groupes, avec Andréa, botaniste, sur le thème des céréales, des fleurs, des graines diffusées par le vent, des arbres, des fruits, etc. Ici, balade
sur le thème des céréales qui nous nourrissent depuis l'aube des temps de l'agriculture. Accès de 5 à 85 ans ! Mieux que Tintin ! Papillon d'accompagnement aussi !
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