Partager l'article ! Costa Brava Février 2011: Balade d'une semaine, à pied, en solitaire sur la Costa Brava... J'ai quitté la Normandie ...
Balade d'une semaine, à pied, en solitaire sur la Costa Brava...
J'ai quitté la Normandie le Samedi 5 Février, météo correcte, et bonnes prévisions pour la semaine de marche... Pause à Cahors. Je boycotte les autoroutes en principe.
Dimanche 6, Pyrénées en vue, peu après Toulouse... Elles étincellent au-dessus des platanes bordant le Canal du Midi... Future balade à vélo ça aussi !
Petite pause à midi à Castelnaudary, cassoulet obligatoire ! Mais le cassoulet n'est pas le seul intérêt de Castelnaudary, le bourg est très beau lui aussi, et avec le ciel que j'ai eu ! et qui ne m'est PAS tombé sur la tête !
Peu après voilà le Canal du Midi, je ne peux m'empêcher d'y aller faire un petit tour, des canards pataugent tranquillement et cancanent de concert ! Si ça ne vous donne pas des envies de randonnées ou balades à vélo, alors vous êtes blindés, et bons pour les ASF ! (Autoroutes du Sud de la France, ignares! Faut tout vous dire ...)
Sur le soir, j'arrive vers Leucate, et vais voir le fort de Salses le Château, qui mérite le détour, jugez-en ! Pause cette nuit à Rivesaltes...
Lundi 7, départ assez tôt, car j'ai quelques kilomètres à faire pour rejoindre L'Estartit en Espagne, mon point de départ, mais j'ai aussi une randonnée prévue de 6h30 de marche, alors, on ne traîne pas le matin !
Peu avant le Perthus, la météo réelle n'est pas aussi belle que la météo promise ! Surprise ! Quel temps vais-je réellement avoir ?
Vers 11h, me voilà à L'Estarit, j'ai trouvé sans trop errer, juste un peu tout de même... Et le passage de Perpignan le matin vers 8h, pas terrible, pourtant quel massacre routier a été fait dans ce coin ! C'est inimaginable, en parallèle : une autoroute, une route nationale "bétonnée" comme jamais vu, DES routes et chemins secondaires, la campagne est MASSACREE par ce réseau malgré tout inefficace, et les panneaux routiers veulent absolument vous emmener sur l'autoroute, que je veux absolument éviter. Je finis par gagner, mais merci le sens de l'orientation et le soleil, même voilé ! Je parle d'une RN jamais vue car les 2 voies sont séparées par un voile de béton, comme sur les voies rapides en ville, les à côtés sont creusés d'un profond drain, et il n'est pas prévu de s'arrêter, ça doit être chouette lorsqu'une voiture tombe en panne sur une telle route ou que le petit dernier a une grosse envie de pipi soudaine !
Voilà L'Estartit, à peine arrivé à l'hôtel, je "chausse", épaule mon sac à dos, attrape mon guide, ma carte, de l'eau et c'est parti ! Jolie ville en bord de mer ! Très sudiste dès les premiers pas !
Je grimpe dans la montagne au-dessus de L'Estartit, temps gris voilé !
Voilà la ville vue de dessus, au départ de ma balade.
Le parfum des mimosas fleuris me titille rapidement les narines, il y en a partout ! Inspirez bien, vous ne sentez rien ? Fameux, non ?
Me voilà qui arrive à Montgo, une ville de vacances bien sûr ! C'est un peu dense comme habitat, mais pas vilain cependant. Et il y a une belle plage !
Voilà la plage de Montgo... Vue d'en face, je suis déjà reparti vers la Punta Ventosa. Quel parc immobilier "gaspilleux" que celui là, c'est beaucoup d'argent investi qui dort, très mal utilisé, puisqu'occupé quelques mois par an. Tout gestionnaire "basique" devrait dire le scandale que représentent les "résidences secondaires", alors que tant de besoins ne sont pas couverts, y compris de logements.
Autre vue VERS la Punta Ventosa : c'est là que je vais. Beaux paysages, sentiers agréables à parcourir. Il fait 14 à 15 degrés, l'idéal pour un marcheur comme moi, qui n'aime pas la chaleur. Pas de vent.
Autre vue sur Montgo une fois plus haut sur Punta Ventosa. L'endroit est très beau, à n'en pas douter.
Encore des parfums printanniers, cette fois ce sont des Narcisses juste fleuris, qui embaument l'air ambiant, c'est encore plus fort que le mimosa, non ?
Après l'odorat, c'est la vue qui est sollicitée encore par la vision de ce superbe amandier en fleurs, qui grouille déjà d'abeilles vers Puig Toro.
Et revoilà L'Estartit vue de dessus au retour ! Un peu plus de soleil tout de même que ce matin, le ciel est plus clair. Bonne première journée, je vais buller à l'hôtel Santa Anna où m'accueille gentiment Gloria.
Mardi 8 février : L'Estartit - L'Estartit : boucle par Montgri à l'Ouest puis au Sud. Départ assez tôt, car grande étape encore de prévue.
Brumes matinales sur Torre Ponça, au-dessus de L'Estartit.
Là, ça grimpe très vite à la pointe Rocamora, sur laquelle sont installées toutes les antennes radio télé et téléphones portables qui arrosent la proche région. Vue sur L'Estartit et les îles des Mèdes ce matin là. Le chef éclairagiste à oublié d'éteindre un projecteur sur la mer.
A partir du même point, vue sur la prochaine crète sur laquelle je vais, qui porte la Torre Moratxa, une ancienne tour de communication elle aussi, mais de l'époque génoise (?). Ancienne en tout cas ! Au loin, le Montpla, plateau que je dois traverser, et plus loin la montagne portant le Castell de Montgri, que l'on aperçoit à peine.
Me voilà à la crète Moratxa, vue sur la crète Rocamora d'où je viens !
La ruine de la Torre Moratxa : encore "verte" malgré sa bonne dizaine ou vingtaine de siècles, non ? Ces tours abritaient des veilleurs et pouvaient supporter des feux pour guider les navires en mer.
Peut être aussi anciennes, des ruines de maisons de bergers, agriculteurs, charbonniers, qui ressemblent aux "Bories" de Provence, ie elles sont construites seulement en pierres, pas de bois ni poutre ! Pas de fenêtre ni aération ni trou au plafond pour la fumée d'un foyer ! Seule l'ouverture d'accès basse et étroite perce ce genre de construction.
Voici la plaque explicative sur laquelle je tombe un peu plus loin près d'une seconde ruine du même type. En Catalan bien sûr !
Vue sur L'Estartit et la crète Rocamora au loin, je suis maintenant sur le plateau du Montpla.
Devant moi, la montagne qui porte le Castell de Montgri que l'on aperçoit au sommet. Végétation méditerranéene typique, rabougrie, sur ces plateaux arides, thym, romarin, cistes, épineux, toutes plantes ayant appris à lutter contre la sécheresse.
Sur ma droite, dans un vallon en contrebas, l'ermitage de Santa Caterina. J'adore me balader dans de tels paysages, rocailleux à souhait...
On touche là à l'extrême simplicité, à la perfection donc.
Me voilà au Castell Montgri. Comme Sarkoz? : il n'a jamais été fini, il fait suer tout le monde, il est creux, il se hausse du col, il raisonne comme un tambour, et ne vaut pas tripette. Tout en façade pour terminer l'analogie ! Viva España ! Je suis content comme un gosse de ma trouvaille !
Vue alentour, toujours L'Estartit au loin au Nord.
Après cette ultime grimpette, raide comme un adolescent, redescente vers des lieux plus civilisés. Passage obligé par le Coll de la Creu qui porte bien et son nom et sa croix, descente vers Torroella de Montgri.
PLace de l'église à Torroella de Montgri.
Place de la Maire un peu plus loin, je m'offre un café con leche, un beignet fourré à la crème et un petit tortillon de pâte feuilletée au chocolat. Faut pas se laisser abattre, non ? On voit qu'il est 14h30, la brume s'est levée.
Chemin du retour. Beaucoup d'arboriculture par ici, un peu de maïs comme partout et blé aussi ! Le Castell de Montgri est bien visible d'ici et le Montpla à sa droite, avec le Coll de Creu entre les deux.
Vue plus à droite, avec le Montpla à gauche, et le point bas de Les Dunes, prononcez "laisse dounesses", commune traversée ce matin . Je longe la Casanova, ruisseau canalisé qui traverse ces terrains. Toujours des fruitiers, ici des pommiers.
Toujours plus à droite, vue du même point. Les abords de L'Estartit !
Sur la plage, vue sur les îles des Mèdes, à trois miles de la côte.
Belle avenue de front de mer de L'Estarti, ça a de l'allure !
Mercredi 9 février : aujourd'hui, taxi à 9 heures, il va me déposer à Pals, plus au Sud, et emmener mon bagage principal à mon point d'arrivée de ce soir, à Bégur. Beau village que Pals, dommage que le ciel ne soit pas plus lumineux.
Vue sur la campagne environnante, embrumée, mais arbres en fleurs.
Une place du village, très joliment aménagée.
Je quitte Pals, et commence mon parcours du jour, chemin vers Quermany Gros, toujours la brume comme compagne.
Je fais involontairement de la randonnée "intimiste", n'est-ce pas ? Plus loin, je passe aux mines de Bofill, d'anciennes mines d'argile dont on voit encore les entrées de galeries à flancs de falaises. Puis passage près d'une ferme "fortifiée", la ferme Can Pou, avec un début de soleil.
Zone sabloneuse avant Bégur. Pinèdes et végétation adaptée.
Enfin voilà Bégur, en après midi. Un château domine le bourg, joliment construit de belles pierres claires et ocres. Je vais m'installer à mon hôtel et repars explorer la haute ville ancienne.
Vue de Bégur, à partir d'une place centrale du bourg.
Façade décorée d'une maison de la ville. C'est superbe !
Jeudi 10 février : Bégur - Llafranc. Parcours côtier.
Le Mas Comangau qui m'a accueilli hier soir est un plaisir. Très belle maison, environnement arboré, mimosa en fleur bien sûr, et un buffet pour le petit déjeuner du matin comme on n'ose en rêver ! Jugez plutôt :
C'est donc très bien "lesté" que je prends le départ ce matin. GR tout le parcours, pas de risque de se perdre donc ! Vue extérieure de Mas Comangau au départ. Terrasses en terrasses ! Et l'intérieur vaut l'extérieur.
Assez vite, le parcours rejoins le bord de mer, ici le village de pêcheurs de Tamariu.
Une des belles calanques bleutées. Il doit faire bon se tremper là l'été par grandes chaleurs. S'il n'y a pas trop de foule ? Voyez à droite le sentier aménagé, bordé d'un muret, c'est très civilisé.
En beaucoup plus nature et sauvage, la Cala Pedrosa (la pierreuse, on comprend pourquoi si on est un tant soit peu marin).
Le sentier s'élève ensuite sérieusement au-dessus du niveau de la mer ! Cap Sebastian.
Arrivée à Llafranc, ex village de pêcheur ayant réussi sa reconversion touristique. J'ai aimé l'architecture de cet escalier en zigs et zags ! Et les murs d'ici !
Le port de Llafranc, où j'échange quelques mots avec deux voileux qui arment un Laser pour un petit tour à la brise !
PLaisir total d'une bonne chambre, une douche chaude, une belle vue après une journée d'efforts et de saine sueur ! Et la promesse d'un dîner pour plus tard !
Vue du balcon de ma chambre, on peut faire pire ! Direct sur la plage!
Après l'effort, le réconfort, que je n'oublie pas ! Je fais honneur à la cuisine Catalane, qui le mérite bien. J'aime sa puissance, ses arômes francs, sa variété, ses assemblages de poissons et légumes colorés, un vrai plaisir, qui justifie qu'on marche. Que ne grimperai-je pas pour un tel panorama ! Demain est mon dernier jour de marche, dommage. Déjà.
Vendredi 11 février : Llafranc - Llafranc : boucle fermée, par les terres puis retour par la côte. C'est la journée des criques sauvages innacessibles. Au départ, très bel aménagement de la balade en bord de mer, on se croirait à Carry le Rouet, à l'Ouest de Marseille, sur la côte Bleue !
Passage à l'ancien village de pêcheurs de Pelegri. Rencontre une belle chatte tigrée très affable : causette. A part ce contact, pas un chat je peux dire sur les chemins à cette époque de l'année.
Je continue le sentier côtier, belle vue sur Palafrugel. Toujours la brume le matin.
Roches rouges par endroits, ocres très souvent, inclusions intéressantes par endroits de roche noire dans une matrice très blanche...
Après une traversée de la foret du Cap Roig, me voilà vers midi à l'embouchure de l'Aubi, petite rivière côtière. Zone protégée des appétits immobiliers, la région a acheté les terrains pour assurer (?) le coup. La brume se dissipe, tant mieux, ces paysages supportent mal le manque de lumière.
Pointe du Poblat Ibéric, portant les ruines d'un ancien village côtier datant des premiers siècles, mal exploité, sans grand intérêt tel que présenté. Dommage. Belle calanque par contre.
La Cala del Crit, ensoleillée...
Juste derrière la Cala del Crit, autre lieu de rêve. Au loin, le Cap San Sebatian, son fort et son phare.
Cap San Sebastian toujours en vue
Encore une image paradisiaque que ce chemin côtier. Il n'en n'a pas toujours été ainsi, entre l'anse de l'Aubi et l'anse del Crit, plus de chemin aménagé, et raidillons féroces par endroits, grosses suées assurées, malgré une température qui ne dépasse pas 15° ! A déconseiller l'été !
Palafrugel en vue, toute blanche de soleil.
Une maison côtière de Palafrugel ! Très beau style Méditerranéen.
Le retour sur Port Pelegri, vais-je revoir mon amie chatte ?
Barques sur la plage de Port Pelegri.
Et revoilà Llafranc et la plage devant l'hôtel Llevant. Très bel endroit tout de même.
Dernière soirée ici, demain matin un taxi me ramène à L'Estartit récupérer ma voiture, et c'est le retour...
Dernière vue de la plage avec lumière du soir devant l'hôtel Llevant. Au fond, la pointe portant le phare San Sebastian.
Le retour s'est bien passé, et j'ai retrouvé ma Normandie, sans pluie, signe des temps ? A bientôt pour une prochaine balade, prévue en mars à Madère du 12 au 19, grand tour découverte de l'île, avec un petit groupe cette fois.
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